En 2025, le marché de l’emploi français connaît une transformation notable. La proportion de CDI augmente de manière significative, tandis que les CDD reculent, malgré un contexte global marqué par une baisse du nombre total d’embauches. Cette évolution traduit une volonté des entreprises de miser davantage sur la stabilité et la fidélisation des talents.
À retenir
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La part des CDI atteint un niveau record en 2025, confirmant leur statut de contrat de référence.
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Les CDD reculent, particulièrement sur les missions longues, traduisant une prudence accrue des employeurs.
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Le marché global de l’emploi ralentit, mais sans signe d’effondrement, avec des difficultés de recrutement persistantes dans certains secteurs.
CDI : une place grandissante
En 2025, le CDI représente 43,8 % des projets de recrutement, en hausse de 5,5 points par rapport à 2024. Cette tendance illustre un changement de stratégie des employeurs, qui cherchent à stabiliser leurs effectifs dans un climat économique incertain.
Les raisons principales de cette progression sont multiples :
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Fidéliser les talents dans des métiers en tension.
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Assurer la sécurisation des compétences clés.
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Investir à long terme dans le capital humain.
« Investir dans des emplois stables comme le CDI est devenu une priorité stratégique pour les entreprises. » — Julien Morel, consultant RH.

CDD : recul et recherche de flexibilité
Le CDD recule en 2025, notamment pour les contrats de plus de six mois. Leur part passe de 22,6 % à 19,5 % des projets, tandis que les CDD courts (moins de 6 mois) tombent à 36,7 %, contre 39 % un an plus tôt.
Cette contraction traduit une double réalité :
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Les employeurs préfèrent limiter la précarité et sécuriser leurs recrutements.
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Les contrats courts restent utilisés, mais perdent du terrain au profit des CDI.
« Le CDD conserve sa flexibilité, mais son poids diminue car les entreprises privilégient la stabilité. » — Sophie Lambert, analyste du marché du travail.
Tendance générale du marché de l’emploi
Malgré la progression du CDI, le marché global connaît une baisse de 8 % du volume total des embauches au premier semestre 2025. Toutefois, cette diminution reste contenue et les recrutements demeurent supérieurs à ceux observés quelques années auparavant.
Dans certains secteurs, notamment l’industrie et les services qualifiés, les tensions persistent et favorisent encore davantage l’essor du CDI. Cette tendance est confirmée par le fait que la part des CDI dans les embauches de plus d’un mois atteint un record historique de 52,4 %.
« La stabilisation du marché ne signifie pas une disparition des difficultés de recrutement, mais une réorientation vers des contrats plus pérennes. » — Claire Dubois, économiste du travail.
Tableau comparatif : CDI vs CDD sur le marché 2025
| Contrat | Part des embauches | Évolution 2024-2025 | Contexte RH |
|---|---|---|---|
| CDI | 43,8 % | +5,5 points | Fidélisation, sécurisation des compétences |
| CDD | 36,7 % (<6 mois) | -2,3 points | Flexibilité, baisse en contexte incertain |
Perspectives et enjeux pour les entreprises
Le retour en force du CDI en 2025 reflète un choix assumé par les employeurs : offrir plus de sécurité aux salariés, tout en renforçant leur attractivité sur un marché compétitif. Le CDD, bien qu’encore présent, tend à devenir un outil secondaire, utilisé de manière ciblée.
Pour une analyse détaillée de l’évolution des contrats de travail, un article spécialisé revient sur la répartition des types de contrats en 2025 : lire l’étude complète.
« Les entreprises qui sauront équilibrer flexibilité et stabilité auront un avantage compétitif sur le marché de l’emploi. » — Marc Lefèvre, directeur d’études sociales.
En définitive, 2025 marque une réaffirmation du CDI comme contrat de référence sur le marché de l’emploi, tandis que le CDD recule sous l’effet de stratégies RH plus orientées vers la stabilisation.
Et vous, pensez-vous que le CDI restera durablement le contrat dominant face au CDD ? Partagez votre avis dans les commentaires !